There's light, even in the darkest places paraît-il

Publié le par ptite Bestiole

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J’aurais aimé qu’ils s’excusent de n’avoir été que des bouts de ciel dans ma prison.

 

Tous.

 

 Chaque histoire de ma vie est identique à la précédente.

 

Et je m’en veux d’y avoir cru, de m’être posé autant de questions, d’avoir essayé de comprendre pourquoi on ne s’aime pas.  Pourquoi on ne s’aime plus.

 

Qu’ai-je raté ? A quel moment le regard change pour que je ne vois que le vide ?

 

J’ai pensé des jours entiers, des semaines, des mois, des années, j’ai cherché

 

Et il ne me reste finalement que des souvenirs, des jolis petits films que ma tête un jour finira par condamner

Parce que mon cœur boîte. Il vacille d’attendre son heure il s’essouffle de battre trop fort, trop vite.

 

Il pleut des larmes à l’intérieur. Elles ont ce goût amer des moments gâchés, des histoires avortées.

 

J’ai des bleus à l’âme  et des cicatrices en pagaille, des angoisses qui rongent mes os,  des peurs qui me font perdre l’équilibre.

 

J’ai rage, j’ai peine, j’ai douleur d’être dans cet état là.

 

Il n’y a plus rien qui bouge. Mon sang se glace, mes bras se referment peu à peu.

 

J’aimerais vous oublier.

Tous.

 

Que rien n’ai jamais existé. Ne pas me sentir souillée par ces kilomètres de mensonges et de promesses.

 

J’aurais aimé vous quitter. J’aurais aimé compter.

 

J’aurais dû m’enfuir. A chaque fois.

 

Je suis là, encore un peu.

 

J’attends.

 

Qu’on m’achève ou qu’on me sauve.

Publié dans LE PETIT CARNET NOIR

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