All great changes are preceded by chaos

Publié le par ptite Bestiole

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Je suis et je resterai une fille profondément optimiste, j’y peux rien, c’est dans mes gènes.

Ou alors c’est de l’auto-persuasion et dans ce cas-là, ça marche vachement bien avec moi.


Il y a peu  , mon londonien préféré au détour d’une discussion nocturne dont nous avons le secret a eu cette réflexion  '' Certaines personnes n’ont pas de chance’’


Ça semble très bateau écrit comme ça, et pourtant …

On peut parler de hasard, de malchance, on vous dira que la roue tourne, que les choses changent, qu’elles évoluent, et nous avec.


Toutes ces phrases sorties du petit livre du bonheur, un PQ dénué d’utilité mais qui a le mérite de ne pas faire cadeau trop honteux à la prochaine pendaison de crémaillère à laquelle on vous invitera.


Je fais partie de ces gens qui accumulent les claques de la vie.


Ce n’est pas le fait de les subir qui me chiffonne, c’est surtout que je peux rien faire contre.


Est-ce que c’est une histoire de karma ? Ai-je tellement fait de saloperies dans une vie précédente, qu’il me faut payer mon dû dans celle-ci ?


J’aime la vie, je suis du genre à me réjouir des bonheurs les plus simples ; d’un sourire dans le métro ou d’un compliment bien tourné.


Quand tout va mal, plutôt que de faire subir aux autres ma détresse, je suis du genre à m’enfermer seule ou à faire la fête à outrance, pour oublier l’espace de quelques heures le fardeau que je suis obligée de porter.


J’enchaine les nuits blanches, les verres, les clopes et le reste pour bien me persuader que je suis vivante.

Je me salis, je m’étiole, je fais les mauvais choix pour sentir mon cœur me faire mal dans ma poitrine, comme pour légitimer mon état.


Je m’autorise à peine quelques larmes, en me répétant  en boucle qu’il ne faut surtout pas que j’ouvre les vannes, sous peine de ne pas pouvoir les stopper.


Je suis un bon petit soldat, toujours vaillant , prêt à sourire même quand à l’intérieur tout s’effondre, et que je sens mon cœur qui saigne goutte à goutte et qu’une boule de la taille d’un chaton m’obstrue la gorge.


Je sais bien que tenir sur les nerfs, ce n’est pas la solution. Que je me fatigue le corps et la tête avec.


Qu’il faudrait que je lâche du lest, que je m’autorise les chutes, que ce cri que je retiens sorte enfin de ma gorge.


Je sais tout ça, comme je sais que je ne pourrais pas tenir indéfiniment.

Il y aura bien un moment ou semblable à un château de cartes, je vais finir par m’effondrer, jusqu’à devenir une toute petite chose grise  aux pieds des autres.


Je continue à espérer  un chemin nouveau. A me dire que je tiens debout.


Qu’il y a des gens beaux dans ma vie, des gens que j’aime tellement que je ne voudrais pas qu’ils s’inquiètent ou qu’ils souffrent avec moi.


Des gens qui comptent, qui écoutent, qui consolent, qui me serrent dans leur bras, qui rajoutent de la couleur et des rires quand y’en a pas.


Des gens qui m’inventent des sourires et me confortent dans l’idée que ça va aller, que je peux lever la tête,  être fière de moi et avancer.


Des gens comme toi, Yann.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ps: Si, si, je vous jure que je suis optimiste comme fille... ;)

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